Laurent Guillaume

La louve de Subure – lulu.com – 296 pages – 18,24 euros

Dans la Rome du deuxième siècle après Jésus Christ, un jeune officier prometteur se trouve mêlé à une conspiration politique. Une créature démoniaque (la louve de Subure) hante les bas-fonds de la cité. Tandis que des guerriers germains sont à la recherche d’un objet sacré…

C’est d’un livre d’aventures historiques dont il est question ici. D’un livre qui, s’il n’est à priori pas l’œuvre d’un écrivain, n’en présente pas moins des qualités étonnantes dont la première est de se lire avec plaisir. « La louve de Subure » en effet, ouvrage d’un simple quidam (Laurent Guillaume est un policier en exercice passionné d’histoire antique), auto-édité par les soins de l’auteur via le site lulu.com, n’est pas un livre dont la publication a suivi le cheminement habituel. Cela pourtant ne change rien. Car nous avons lu, et malgré ses défauts aimé ce livre.

Histoire

290 pages durant le destin de Lucius Terentius Fidelis, héros de l’histoire, nous a effectivement captivé.
Le style bien sûr n’est pas très littéraire : « La nuit avait jeté un masque ténébreux sur Rome, dissimulant les fastes et les indigences de la capitale de l’univers. » (incipit). On trouve, ici et là, malgré le désir évident de produire un travail soigné, quelques fautes d’orthographe, de composition et des coquilles. Mais on se laisse jusqu’à la fin porter par l’aventure.

Une intrigue solide

Les personnages de la louve de Subure sont bien vivants. Le décor bien planté. Le souci du détail historique rigoureux. L’intrigue, dotée de tous les ingrédients du genre : amour, trahison, vengeance, rebondissements, scènes de bravoures et scènes épiques, se vit comme un voyage aux confins de l’histoire.
Oui, ce livre, qui n’a pas fait l’objet de campagne publicitaire, qui n’est pas publié par un grand éditeur, dont la visibilité n’est assuré nulle part, est un bon livre. Il se tient à la main comme tous les autres, ne se désagrège pas à la lecture, et se termine avec regret.
Laurent Guillaume s’il veut continuer devra bien sûr corriger ses défauts. Il devra apprendre à resserrer son texte, à fluidifier son style, à être plus personnel, mieux organiser son intrigue. Mais pas plus. A l’heure où Harry Potter triomphe, ce livre est une preuve que l’auto-édition sur internet peut-être une réussite sur le plan littéraire. Il redonne espoir en laissant à songer que l’avenir du livre se trouve peut-être sur le net.

Stéphane Esserbé

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