Jean-Philippe Gonot

The clash – Castormusic – 253 pages – 14 euros

The clash

The clash

ll y a toujours des éléments dans la naissance d’un groupe de rock dont on ne soupçonne pas tout à fait l’importance. Ce livre, très bien documenté, dévoile tous ceux relatifs à la création de The Clash et retrace non seulement l’histoire du groupe de sa genèse à sa dissolution, mais dresse aussi le portrait d’une époque…

Cette biographie bien sûr, remonte donc jusqu’aux racines du mouvement Punk. On y retrouve les Ramones, les New York dolls, les Sex Pistols, ainsi que ce qui a fait qu’aux Etats-Unis puis en Angleterre l’incendie Punk puisse se déclencher. On y apprend, entre autre, dépassant la légende, l’histoire vraie des Sex Pistols, qui, comme toute vraie histoire de Rock And Roll n’est pas et heureusement tout à fait celle qu’on croit. On y comprend l’Angleterre des années 70. Et on découvre à quel point le mouvement Punk a pu être important. Quant aux Clash on apprend exactement où, quand et comment ils se sont rencontrés. On comprend leur parcours et leur cheminement. Et on découvre peu à peu pourquoi ils ont été l’un des plus grands groupes de l’histoire du rock.

Une carrière sans calcul

Contrairement aux rockers businessman qu’on connaît aujourd’hui, les Clash, eux, ne calculaient pas. Entre 1976 et 1983 ils ont tout donné, tout fait, tout exploré. Bien sûr, on pourra leur reprocher leur pose et leur apparence trop travaillée, mais leur musique, elle, aujourd’hui encore n’a pas pris une ride. Ce groupe, parti de la musique la plus radicale et n’ayant refusé aucune expérience, est peut-être l’un des derniers grands groupes à avoir voulu refuser de gérer sa carrière. Si bien que ses chansons, souvent nourries à la source de son vécu, sonnent toutes d’une tonalité particulière. Servie par quatre personnalités différentes qui réussirent à trouver ensemble un parfait équilibre musical, The Clash eut une carrière courte, mais intense.

Emeutes

Des concerts Londoniens du début, où, dans la foulée des Sex Pistols les Clash provoquaient des émeutes, aux derniers concerts New Yorkais dans des stades immenses, les quatre membres du groupe ont su jusqu’à la fin faire état de la conviction qui les animait. Militant, engagé, recherchant aussi le succès, ils ont constitué un quatuor complexe qui se désintégra après avoir tout fait. Jamais reformé, souvent sur le point de la faire, ils sont entrés dans la légende tels qu’ils étaient, bruts et malgré tout intègres. On regrette bien sûr à la lecture de ce livre qu’un groupe comme celui-ci n’existe plus, mais l’on comprend aussi pourquoi. The Clash n’étaient pas destiné à vieillir. Leur musique elle ne vieillit pas. Et cela semble suffire. C’est ce avec quoi au fond ce livre semble vouloir conclure. Les grands groupes, les vrais, ne meurent jamais vraiment et s’épanouissent dans la légende…

Stéphane Esserbé

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