Collectif

London Calling – 19  Histoires rock et noires – Buchet Chastel – 219 pages–  17 euros

The clash

The clash

19 nouvelles noires, tragiques ou comiques chacune inspirée d’un titre du célèbre album des Clash sorti en 1979. 19 textes d’auteurs contemporains souvent spécialistes de la série noire avec en arrière-plan l’histoire d’un des plus grands groupe de rock qui ait existé, tel est le menu de ce livre certes pas tout à fait original mais qui a le mérite d’être cohérent…

Ce sont en effet des nouvelles très classiques qui composent ce recueil. Des textes d’auteurs connus tels que Jean-Hugues Oppel ou Jean-Bernard Pouy mêlés à ceux d’autres auteurs moins connus. Pour la plupart ancrés dans la réalité de la fin des années 70, ils ramènent à une époque où l’engagement d’un groupe de rock pouvait avoir un sens et générer autre chose que de confortables revenus à ses membres. L’idée maîtresse du livre, illustrer d’une manière ou d’une autre les 19 chansons composant l’album London Calling , est  fidèle à ce qui animait « The Clash » tant, au fil des textes, le lecteur a l’impression d’effectuer un voyage dans le temps, aux racines même de ce qui fit naître ce groupe unique qui ne calcula rien dans sa carrière. De la classique nouvelle sanglante, Koka Kola, au texte le plus sordide, Train in vain, l’espoir, comme on peut s’y attendre, n’est pas au rendez-vous. Mais il arrive parfois qu’on rit (jaune) et qu’on soit agréablement surpris. Si quelques textes sont assez insipides : Spanish bombs, Wrong’em boyo, d’autres sont là qui donnent à l’ensemble une note tout à fait piquante. Le lecteur s’y retrouve et l’esprit du groupe est là. Sans nostalgie, on prend en effet beaucoup de plaisir à lire des textes tels que Four Horsemen. Des illustrations placées au début de chaque pièce viennent de plus agrémenter l’ouvrage – illustrations d’époque en noir et blanc. Une chronologie de l’histoire du groupe est insérée en fin de volume. L’hommage est donc complet. Ce livre est tout sauf ennuyeux. Et il redonne un peu de cette énergie qui fut celle d’un groupe dont aujourd’hui encore la musique demeure aussi vibrante qu’il y a 30 ans.

Stéphane Esserbé

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