C'EST GRAVE
La chronique d'Hector Plasma
Cette fois, c’est grave. Et le plus inquiétant ce sont les commentaires que ç’a suscité.
Cette affaire en effet, révèle un pas de plus afin de remettre en question quelque chose que l’on croyait tout simplement acquis. Le droit d’être soi. Le droit, par exemple, de dire que l’on pense de machin ou machine. Le droit de dire qu’on n’est pas d’accord avec bidule. Le droit de dire qu’on se sent pas bien dans une certaine France. C’est ainsi un droit de plus qui a été pointé du doigt. Non content de faire de vous des esclaves susceptibles de travailler toujours plus, plus longtemps et plus âgés en gagnant la même chose si ce n’est moins et ce avec de moins en moins de droits. Il faudrait à présent que des mesures soient prises pour que d’une manière définitive il soit impossible à quiconque d’exprimer son désaccord. Il faudrait un droit de réserve pour tous, et pas seulement pour les écrivains récompensés du prix Goncourt. La France s’est pendant trop longtemps roulée dans le laxisme. Elle en paie aujourd’hui les conséquences. C’est pour ça qu’il faut maintenant renvoyer les étrangers chez eux et apprendre à tout le monde à se taire. Il faut un droit de réserve pour les fonctionnaires, salariés, chômeurs, sdf... Il faut se taire, sourire, et se montrer heureux. Est-ce que c’est ça ? Nous en avons l’impression. Et cela nous fait peur. Et cela nous fait peur parce que personne ne réagit… Pas vous ?
SUZANNE PATRICK
LES FAUTEUILS SON TOUJOURS ROUGES - LES EDITIONS PAULO-ROMAND - 142 pages
- 16 €

Difficile d’écrire des nouvelles. Plus difficile encore d’en écrire de bonnes. Le cas de Suzanne Patrick, avec ce premier recueil maladroit mais néanmoins courageux, en est une belle démonstration. Car s’il est clair qu’elle semble capable d’écrire de bons textes, Suzanne Patrick doit aussi apprendre à les soigner davantage. Un format court comme celui de la nouvelle ne laissant pas place à l’approximation. Le poids de chaque mot, la place de chaque virgule devant être pesés. Ce qui n’est pas le cas ici et fait qu’à la lecture du livre le lecteur est frustré. Frustré de n’avoir pu lire des textes dont certains ne sont pas totalement aboutis. Frustré de voir qu’ils auraient pu l’être. Ce qui est d’autant plus dommage que parmi les 5 textes présentés, celui intitulé « Les berlingots » est plus que prometteur. On est effet pris par cette nouvelle. Tout à fait classique mais maitrisée au point de pouvoir surprendre. Et ce malgré les défauts des autres. De bonne facture et terminée d’une chute réussie, elle vient sauver l’ensemble par ailleurs étrangement présenté (interligne trop important notamment). Dommage, donc, au bout du compte. Car de toute évidence Suzanne Patrick aurait pu faire mieux.
Stéphane Esserbé
LE MATIN
PAR JEAN-RENE GODULE

Je préfère le matin. Quand la lumière est douce. Il y a dans le ciel une promesse. Et les instants sont tendres. Un rêve. Tant de choses peuvent venir. Le bleu du ciel à cette intensité, et les heures peuvent tourner. En marchant, me viennent des sensations. J’éprouve un grand plaisir. De l’allégresse. Les parfums montent. Et les odeurs me grisent. La vie. Oui j’aime la vie. Comme un instant qui fuit. J’aime regarder le monde. Et ne pas le réduire. Le prendre le matin, pour ne plus le subir. L’espérer, l’imaginer. Le vivre.
La citation de la semaine
"Je déteste ces publicités qui se mettent en quatre pour nous donner envie d' acheter un produit à la con dont on n'a même pas besoin..."
Lolita Pille - Bubble gum
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