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	<title>Critique littéraire</title>
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	<description>Critique littéraire consacrée à la petite et moyenne édition. Chroniques littéraires en ligne.</description>
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		<title>FABIEN MARECHAL</title>
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		<pubDate>Sun, 13 May 2012 19:17:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphane</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[NOUVELLES A NE PAS Y CROIRE – Fabien Maréchal – Editions dialogues – 116 pages – 14,90 euros. Des objets qui choisissent eux-mêmes  à qui ils vont appartenir, des invités qui arrivent nus pour déjeuner chez leurs hôtes sans paraître &#8230; <a href="http://www.lenonsens.com/fabien-marechal/">Continuer à lire <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>NOUVELLES A NE PAS Y CROIRE – Fabien Maréchal – Editions dialogues – 116 pages – 14,90 euros.</h3>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.lenonsens.com/wp-content/uploads/2012/05/fabien-marechal.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-485" title="fabien-marechal" src="http://www.lenonsens.com/wp-content/uploads/2012/05/fabien-marechal.jpg" alt="Fabien Maréchal" width="100" height="127" /></a>Des objets qui choisissent eux-mêmes  à qui ils vont appartenir, des invités qui arrivent nus pour déjeuner chez leurs hôtes sans paraître s’en rendre compte, des parents qui dénoncent leurs enfants dans le cadre d’un jeu télévisé populaire et douteux… Voilà en substance la bien étrange population avec laquelle, dans ce livre, le lecteur fait connaissance&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Les personnages de ces nouvelles en effet, tous placés dans des situations cocasses, ne manquent pas d’humour. Et la stupeur qui normalement devrait être la leur face aux situations qu’ils rencontrent fait souvent place au flegme. S’ils sont drôles, les textes dans lesquels évoluent ces personnages n’en évoquent pas moins des problèmes importants de notre monde et l’on comprend très vite que ce recueil nous emmène dans une autre dimension où l’humour apparait plus comme une attitude presque philosophique plutôt qu’un simple trait de l’esprit humain. Bien écrites, ces nouvelles se suivent agréablement et font pour certaines leur effet.<br />
«Nus » par exemple, nouvelle à la fois la plus longue, la plus drôle et la plus originale, aurait tout aussi bien pu sombrer dans la vulgarité ou la facilité. Au lieu de cela, c’est un texte qui, surfant sur des thématiques à la mode (l’érotisme principalement), dresse le portrait d’un couple dont l’usure commence à se faire sentir, et qui, au bénéfice d’une situation absurde, saura retrouver un peu de jeunesse non sans se poser certaines questions pertinentes.<br />
S’ils sont pétris d’humour, les présents textes n’en sont pas moins profonds. Et évoquent certains des travers les plus gros de notre société. Avec recul et ironie, c’est un regard lucide qui se trouve ainsi porté sur le monde. Le tout dans une langue sobre et agréable.<br />
Mais ce recueil c’est aussi un ton. La patte prometteuse d’un auteur qui a réussi à donner une cohérence et une unité d’ensemble à son livre. Cohérence, qui, contrairement à bien des recueils de nouvelles, confère à l’ouvrage un caractère aboutit qu’on trouve assez rarement. Ce qui en accroit la force et l’efficacité malgré des textes un peu moins forts placés en fin de recueil. Un livre (et un auteur) à découvrir.</p>
<p style="text-align: right;">Stéphane Esserbe</p>
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		<title>MAXIME VUILLAUME</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Apr 2012 18:53:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphane</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[La commune de Paris]]></category>

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		<description><![CDATA[MES CAHIERS ROUGES AU TEMPS DE LA COMMUNE – Maxime Vuillaume – La Découverte 702 pages – 27, 50 € Si un seul livre avait dû être écrit au sujet de La Commune de Paris, « Mes cahiers rouges au &#8230; <a href="http://www.lenonsens.com/maxime-vuillaume/">Continuer à lire <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>MES CAHIERS ROUGES AU TEMPS DE LA COMMUNE – Maxime Vuillaume – La Découverte 702 pages – 27, 50 €</h3>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.lenonsens.com/wp-content/uploads/2012/04/Maxime-Vuillaume.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-471" title="Maxime-Vuillaume" src="http://www.lenonsens.com/wp-content/uploads/2012/04/Maxime-Vuillaume.jpg" alt="Maxime Vuillaume" width="110" height="127" /></a><strong>Si un seul livre avait dû être écrit au sujet de La Commune de Paris, « Mes cahiers rouges au temps de la Commune », dans leur version intégrale, réédités en 2011 aux Editions de la Découverte, sans nul doute, aurait été celui-là.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ecrit peu après les événements par Maxime Vuillaume, rédacteur au Père Duchêne, l’un des journaux les plus populaires de La Commune, sous la forme de plusieurs cahiers publiés à plusieurs années de distance, ils furent le travail d’une vie et constituent un document de premier ordre tout autant qu’une œuvre littéraire remarquable. Rédigé sur le ton de la chronique, ce livre va en effet en profondeur et dresse un portrait unique de <a title="La commune de Paris" href="http://www.lenonsens.com/paul-lidsky/">La Commune</a> et de certains de ses principaux personnages. Loin des lieux communs et de l’exaltation, il fait revivre le combat d’hommes et de femmes dont la vie fut à jamais marquée par l’événement. Imposant, il évoque La Commune sous tous ses aspects. Débutant par la dramatique répression subie par les Communards au moment de l’entrée des Versaillais dans Paris, il donne tout de suite la mesure de l’immense crime qu’a constitué cette répression et fait revivre des personnages qui n’en deviennent que trop vivants au fil des pages.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est toute la force de ce livre. Dans un style simple et dépouillé derrière lequel  le narrateur s’efface, c’est l’œuvre qui parvient le mieux à faire revivre les évènements parfois dans leurs moindres détails. Bien des personnages traversent en effet ces pages. Connus ou non, ils permettent de donner un visage à cette révolution si durement réprimée. Des personnages historiques aux simples cantinières, du triomphe de La Commune à son écrasement, ce sont autant de pages qui éclairent sur le déroulement des faits et apprennent beaucoup sur l’état d’esprit qui habitait le mouvement communaliste. S’apparentant en bien des points à une véritable enquête, de nombreux épisodes dramatiques de la Commune sont étudiés avec le souci de toujours s’approcher au mieux de la vérité. Maxime Vuillaume est sincère. Sa démarche est celle de toute une vie. Et l’on comprend bien vite qu’au fil des pages ce livre n’est rien d’autre qu’une référence dans laquelle sont exposés et vérifiés de multiples façons des faits souvent sujets à controverse.</p>
<p style="text-align: justify;">La mort de certains <a title="Gaston da Costa" href="http://www.lenonsens.com/gaston-da-costa-2/">personnages historiques de la Commune</a>, les circonstances dans lesquelles furent fusillés les otages des Communards, ou encore celles qui permirent la répression, font l’objet de témoignages approfondis qui confère à l’ouvrage un caractère unique. Jusqu’à la fin de sa vie, Maxime Vuillaume n’a cessé d’enquêter et de retravailler son œuvre, cherchant chaque fois de nouveaux témoignages de survivants parfois livrés dans leur intégralité en annexe dans le présent livre. Ayant lui-même pris part à l’action, Vuillaume, qui a côtoyé tous les grands noms de la Commune, reste toujours modeste, et ne se laisse jamais aller à l’outrance ni à l’excès. Il réalise un travail mesuré qui souligne encore plus le désespoir que fut celui des Communards. En même temps que l’importance de cette révolution. La république, qui en était à ses balbutiements, devait bien malgré elle en avoir beaucoup à apprendre.</p>
<p style="text-align: right;">Stéphane Esserbé</p>
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		<title>STEFAN ZWEIG</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Mar 2012 20:50:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphane</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Stefan Zweig]]></category>

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		<description><![CDATA[LEGENDE D’UNE VIE – Stefan Zweig – Grasset – 11 euros – 170 pages On connaissait Stefan Zweig pour ses biographies et ses nouvelles. On le connaissait moins pour son théâtre. Ce texte, surprenante pièce construite autour du thème de &#8230; <a href="http://www.lenonsens.com/stefan-zweig/">Continuer à lire <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>LEGENDE D’UNE VIE – Stefan Zweig – Grasset – 11 euros – 170 pages</h3>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-461" title="Stefan Zweig" src="http://www.lenonsens.com/wp-content/uploads/2012/03/stefan_zweig.jpg" alt="Stefan Zweig" width="110" height="127" /><strong>On connaissait Stefan Zweig pour ses biographies et ses nouvelles. On le connaissait moins pour son théâtre. Ce texte, surprenante pièce construite autour du thème de l’héritage spirituel d’un génie littéraire, révèle une facette méconnue du travail de l’auteur de « 24 heures de la vie d’une femme »…</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Passées les premières scènes d’exposition, le ton est donné. La plume de Stefan Zweig, saisissante,  précise, est là. Et l’intrigue immédiatement fonctionne. Les personnages mettent un peu de temps à se dessiner. Mais rapidement, ils prennent de l’épaisseur. Très bien construite, la pièce, organisée autour de la mémoire d’un écrivain disparu et dont la postérité est jalousement gardée par sa veuve, offre une palette de personnages intéressants. Le fils de l’artiste, qui doit faire une lecture de sa première œuvre littéraire et sent peser sur lui le poids de la notoriété de son aïeul, a des doutes. Et si l’image, la légende qu’on entretenait autour de son père n’était pas conforme à ce qu’il était vraiment ? Plus qu’un doute, il en a l’intuition. S’il tolère mal d’ailleurs ce fardeau sur lui, n’est-ce pas pour cette raison ? Arrive une femme, qui va faire tomber tout l’édifice que l’on sent par ailleurs prêt à crouler de lui-même. Cette femme, le lecteur le comprend immédiatement, appartient au passé de l’artiste. Et évoque une période pendant laquelle ce-dernier n’était pas encore le génie qu’il a été ensuite. Elle est la femme d’avant. Celle qui a nourrit, au sens propre et figuré du terme, l’artiste avant qu’il ne donne sa mesure. Et bien évidement, alors que le fils s’interroge, elle va se dresser contre la veuve gardienne du mensonge et faire la rencontre du fils. Ce dernier va découvrir un portrait différent que celui qu’il connaît de son père, différent et en même temps plus conforme à celui qu’il imaginait. Puisque ce père en effet, a aimé une autre femme puis l’a abandonnée.</p>
<p style="text-align: justify;">Le face à face des deux femmes, s’il commence par un bras de fer, finira, grâce entre autre à la volonté et l’intervention du fils, par une union retrouvée – les deux femmes à une époque avaient essayé de se « partager » l’artiste. La légende sera écornée, mais le talent du fils pourra éclore et les femmes veiller sur la mémoire d’un homme devenu plus humain.</p>
<p style="text-align: justify;">Point de morale dans ce livre. Juste de l’humanité. Des réflexions profondes au sujet du génie artistique. Et au bout du compte, la superbe plume de Stefan Zweig tout aussi saisissante dans une pièce que dans ses nouvelles…</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: right;">Stéphane Esserbé</p>
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		<title>BERNARD COSTAGLIOLA</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Jan 2012 20:51:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphane</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Bernard Costagliola]]></category>

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		<description><![CDATA[LA MARINE DE VICHY – Blocus et collaboration – Bernard Costagliola – Tallandier – 433 Pages – 25 Euros Ce livre, d’écriture très technique et difficile à suivre, propose une histoire de la marine française du 22 juin 1940 au &#8230; <a href="http://www.lenonsens.com/bernard-costagliola/">Continuer à lire <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>LA MARINE DE VICHY – Blocus et collaboration – Bernard Costagliola – Tallandier – 433 Pages – 25 Euros</h3>
<div id="attachment_443" class="wp-caption alignleft" style="width: 110px"><img class="size-full wp-image-443" src="http://www.lenonsens.com/wp-content/uploads/2012/01/la-marine-de-vichy.jpg" alt="la-marine-de-vichy" width="100" height="127" /><p class="wp-caption-text">La marine de Vichy</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ce livre, d’écriture très technique et difficile à suivre, propose une histoire de la marine française du 22 juin 1940 au 27 novembre 1942, alors que la France, vaincue, s’est livrée au vainqueur en la personne du Maréchal Pétain. Portrait d’une certaine France qui tente avant tout de survivre entre les exigences de son vainqueur et les menaces de son ancien allier, l’Angleterre, c’est aussi celui d’un gouvernement qui opte peu à peu pour la collaboration…</strong></p>
<p style="text-align: justify;">On y découvre en effet tous les efforts du gouvernement de Vichy pour tenter de rétablir un trafic maritime vital avec ses colonies dont les ressources, alliées à la puissance de la 4ème flotte de guerre du monde, laissent à penser que l’armistice de juin 1940 n’était pas une fatalité. Et on mesure l’ambivalence et les difficultés réelles dans lesquelles tentent de se débattre ce même gouvernement. Entre un ancien allier qui seul continue à résister et qui par conséquent devient intransigeant et un ancien ennemi avec lequel une politique de collaboration s’instaure vite, la position de Vichy devient rapidement intenable. Présumé neutre, le régime un temps tente de jouer sur les deux tableaux, et se montre bientôt disposé à collaborer de la plus active des façons.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est le principal apport de cette étude. Elle montre qu’en termes de collaboration, le régime de Vichy est non seulement allé bien au-delà de ce qu’on lui a demandé, mais s’est également montré purement et simplement prêt à entrer en guerre contre son ancien allié. Seules les circonstances de guerre et la volonté contraire d’Adolf Hitler l’ayant empêché. L’amiral Darlan, commandant en chef des forces armées de Vichy, n’attendant en effet qu’un respect des accords passés avec l’Allemagne Nazie pour mettre ses moyens militaires, et donc sa flotte, à sa disposition. Jusqu’à la mort de l’Amiral Darlan, qui survint dans des circonstances troubles au moment même du débarquement allié en Afrique du Nord, c’est donc la seule volonté de Hitler qui mit un frein à la collaboration du régime de Vichy. Celui-ci en effet, ne voulant pas donner possibilité à la France de se relever d’une manière ou d’une autre.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce livre, qui va en profondeur, éclaire ainsi sur bien des points et met définitivement à mal la légende selon laquelle Vichy jouait un double jeu entre Londres et Berlin. Par le détail, l’histoire du trafic maritime qui y est exposé est en effet révélatrice de l’état d’esprit du régime pétainiste qui préféra sacrifier son ultime atout militaire plutôt que de le laisser appareiller pour l’Angleterre.<br />
Il laisse envisager que le sort de la France d’alors, confié à d’autres mains, aurait pu être différent…</p>
<p style="text-align: right;">
<p style="text-align: right;">Stéphane Esserbé</p>
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		<title>SERGE BORDONNAIS</title>
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		<pubDate>Sat, 31 Dec 2011 19:19:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphane</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critique]]></category>

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		<description><![CDATA[COINCIDENCE OU PROVIDENCE – Serge Bordonnais – L’Infini &#8211; 204 Pages – 20 Euros L’histoire commence comme un conte de fées. Un jour, en France, une femme et sa fille rencontrent une autre femme dans un ascenseur. Elles sympathisent entre &#8230; <a href="http://www.lenonsens.com/serge-bordonnais/">Continuer à lire <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>COINCIDENCE OU PROVIDENCE – Serge Bordonnais – L’Infini &#8211; 204 Pages – 20 Euros</h3>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-439" title="Coincidence ou providence" src="http://www.lenonsens.com/wp-content/uploads/2011/12/coincidence-ou-providence.jpg" alt="Coincidence ou providence" width="100" height="127" /><strong>L’histoire commence comme un conte de fées. Un jour, en France, une femme et sa fille rencontrent une autre femme dans un ascenseur. Elles sympathisent entre deux étages et finalement la seconde demande à la première si cette dernière ne voudrait pas garder son bébé. La première femme est iranienne et vient d’arriver en France. La seconde est française et exerce le métier de médecin…</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La première femme, Narguesse, devient donc la nourrice d’une petite fille dont elle et son mari s’éprennent très rapidement. Comme la seconde, Marie-Hélène, est très prise, Barbara, c’est le nom du bébé, va passer beaucoup de temps avec sa nourrice.  Telle une seconde famille, les deux époux fraîchement arrivés vont rapidement compter dans la vie de Barbara, et celle-ci va très vite adopter beaucoup des coutumes iraniennes. Avec le temps les liens ne vont pas se dénouer et c’est tout naturellement que Barbara va se passionner pour ce pays dont elle entend parler par Narguesse et son mari. Malheureusement, le mari de Narguesse meurt, et la propre mère de Barbara aussi. Barbara perd deux êtres chers et va se rapprocher un peu plus de Narguesse. Au point, plus grande, de vouloir apprendre le persan et visiter l’Iran. Barbara réalisera ses vœux. Et fera son grand voyage en Iran. Avec Narguesse, elle visitera ce pays dont elle a tant entendu parler. Et voudra même y faire des études et s’y installer.<br />
Mais l’histoire guette, et bientôt un drame inattendu va frapper Barbara au cœur même de son rêve. Un jour, après un long séjour en Iran, alors qu’elle s’apprête à prendre l’avion pour aller passer des vacances au Liban, elle est arrêtée comme espionne et emmenée en prison à Evin, la prison politique. Accusée à tort d’espionnage, elle va devoir affronter une nouvelle épreuve.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette histoire, qui ne manquera peut-être pas de rappeler certains éléments d’une histoire véridique survenue il y a peu, est avant tout une histoire d’amour. L’amour d’une jeune fille pour des êtres chers, mais aussi pour un pays et une culture qui lui ont tendu les bras. Loin d’être brisé par le cours des évènements, cet amour se verra mis à l’épreuve lors de circonstances difficiles et restera intact. Sans pathos, ce livre nous raconte l’histoire de personnages se trouvant à la croisée de deux cultures, avec tous les déchirements que cela peut impliquer. L’amour au bout du compte en sortira gagnant. Et Barbara plus forte.<br />
Prise à partie par l’histoire qui s’écrit et en dépit des traumatismes, elle saura sortir par le haut de cette épreuve, comme si, guidée par l’amour qui la porte, elle trouvait en définitif toujours les solutions à prendre.<br />
Sobre et bien rythmé, ce livre se lit comme une histoire trop belle pour ne pas être en partie vraie.</p>
<p style="text-align: right;">Stéphane Esserbé</p>
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		<title>DOMINIQUE PARAVEL</title>
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		<pubDate>Sun, 27 Nov 2011 20:02:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphane</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[venise]]></category>

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		<description><![CDATA[NOUVELLES VENITIENNES -  Serge Safran &#8211; 184 pages &#8211; 16 euros Venise. La Sérénissime. Venise d’hier et d’aujourd’hui. Venise historique, mystérieuse, éternelle… Entre personnages de légendes et personnages passés à la postérité, d’un maître de la Renaissance à un autre, &#8230; <a href="http://www.lenonsens.com/dominique-paravel/">Continuer à lire <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>NOUVELLES VENITIENNES -  Serge Safran &#8211; 184 pages &#8211; 16 euros</h3>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-434" title="Dominique Paravel" src="http://www.lenonsens.com/wp-content/uploads/2011/11/dominiqueparavel.jpg" alt="Dominique Paravel" width="100" height="127" /><strong>Venise. La Sérénissime. Venise d’hier et d’aujourd’hui. Venise historique, mystérieuse, éternelle… Entre personnages de légendes et personnages passés à la postérité, d’un maître de la Renaissance à un autre, voici 7 nouvelles, qui, bien qu’inégales, ne manquent pas de charme…</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le recueil commence poussivement, mais les personnages qui le peuplent présentent assez de force et de vie pour qu’on puisse s’y attacher rapidement. Venise, la Sérénissime, théâtre et héroïne de chacune de ces nouvelles, nous dévoile ainsi des pans de son histoire, mais évoque également les drames intimes dont elle fut le décor. De Nicolo, le joueur invétéré, qui dans la Venise du XIIè siècle joue sa vie de nombreuses fois aux dés tout en défiant les autorités de la ville, à ce jeune journaliste qui dans la Venise d’aujourd’hui cherche à faire la photo que nul n’a encore faite de Venise, ce sont autant de personnages qui évoluent dans cette ville légendaire. Malgré un style scolaire et sans surprise, autant d’histoires qui sonnent justes aussi, à la fois lisibles et bien construites. Le tout produit par un auteur dont on sent tout l’amour et l’extrême connaissance de Venise.</p>
<p style="text-align: justify;">Au fil des pages, l’âme de la ville se fait palpable, vivante, à la fois enjeux et théâtre de bien des joutes. Et c’est toujours Venise qui, au bout du compte, même si l’Histoire et l’Art lui disputent la vedette, reste toujours le principal personnage.</p>
<p style="text-align: justify;">Du Moyen-âge à nos jours, la Sérénissime, même avec moins de superbe, est toujours dotée de cet attrait mystérieux qui fait d’elle une ville à nulle autre pareille. Les protagonistes y prennent corps. Et dans ce décor souvent nimbé de mystère, en constituent l’attrait principal.</p>
<p style="text-align: justify;">Au final, c’est un livre attachant et dont la thématique tout à fait claire éclate au fil des différents récits. Entre les grands peintres et les prostituées, Venise, enjeux politique et historique qui aurait pu sombrer mille fois, a traversé le temps, pour rester aujourd’hui encore cette ville qui fascine tant.</p>
<p style="text-align: right;">Stéphane Esserbé</p>
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		<title>JEAN-PHILIPPE GONOT</title>
		<link>http://www.lenonsens.com/jean-philippe-gonot/</link>
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		<pubDate>Sun, 13 Nov 2011 20:18:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphane</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[The Clash]]></category>

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		<description><![CDATA[THE CLASH &#8211; Castormusic &#8211; 253 pages &#8211; 14 euros ll y a toujours des éléments dans la naissance d’un groupe de rock dont on ne soupçonne pas tout à fait l’importance. Ce livre, très bien documenté, dévoile tous ceux &#8230; <a href="http://www.lenonsens.com/jean-philippe-gonot/">Continuer à lire <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>THE CLASH &#8211; Castormusic &#8211; 253 pages &#8211; 14 euros</h2>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-383" title="The clash" src="http://www.lenonsens.com/wp-content/uploads/2011/11/the_clash.jpg" alt="The clash" width="100" height="127" /><strong>ll</strong><strong> y a toujours des éléments dans la naissance d’un groupe de rock dont on ne soupçonne pas tout à fait l’importance. Ce livre, très bien documenté, dévoile tous ceux relatifs à la création de <a title="The Clash" href="collectif-19-histoires-rock-et-noires/" target="_self">The Clash</a> et retrace non seulement l’histoire du groupe de sa genèse à sa dissolution, mais dresse aussi le portrait d’une époque…</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong>Cette biographie bien sûr, remonte donc jusqu’aux racines du mouvement Punk. On y retrouve les « Ramones », les « New York dolls », les « Sex Pistols », ainsi que ce qui a fait qu’aux Etats-Unis puis en Angleterre l’incendie Punk puisse se déclencher. On y apprend, entre autre, dépassant la légende, l’histoire vraie des Sex Pistols, qui, comme toute vraie histoire de Rock And Roll n’est pas et heureusement tout à fait celle qu’on croit. On y comprend l’Angleterre des années 70. Et on découvre à quel point le mouvement Punk a pu être important. Quant aux Clash on apprend exactement où, quand et comment ils se sont rencontrés. On comprend leur parcours et leur cheminement. Et on découvre peu à peu pourquoi ils ont été l’un des plus grands groupes de l’histoire du rock.</p>
<p style="text-align: justify;">Contrairement aux rockers businessman qu’on connaît aujourd’hui, les Clash, eux, ne calculaient pas. Entre 1976 et 1983 ils ont tout donné, tout fait, tout exploré. Bien sûr, on pourra leur reprocher leur pose et leur apparence trop travaillée, mais leur musique, elle, aujourd’hui encore n’a pas pris une ride. Ce groupe, parti de la musique la plus radicale et n’ayant refusé aucune expérience, est peut-être l’un des derniers grands groupes à avoir voulu refuser de gérer sa carrière. Si bien que ses chansons, souvent nourries à la source de son vécu, sonnent toutes d’une tonalité particulière. Servie par quatre personnalités différentes qui réussirent à trouver ensemble un parfait équilibre musical, The Clash eut une carrière courte, mais intense. Des concerts Londoniens du début, où, dans la foulée des Sex Pistols les Clash provoquaient des émeutes, aux derniers concerts New Yorkais dans des stades immenses, les quatre membres du groupe ont su jusqu’à la fin faire état de la conviction qui les animait. Militant, engagé, recherchant aussi le succès, ils ont constitué un quatuor complexe qui se désintégra après avoir tout fait. Jamais reformé, souvent sur le point de la faire, ils sont entrés dans la légende tels qu’ils étaient, bruts et malgré tout intègres. On regrette bien sûr à la lecture de ce livre qu’un groupe comme celui-ci n’existe plus, mais l’on comprend aussi pourquoi. The Clash n’étaient pas destiné à vieillir. Leur musique elle ne vieillit pas. Et cela semble suffire. C’est ce avec quoi au fond ce livre semble vouloir conclure. Les grands groupes, les vrais, ne meurent jamais vraiment et s’épanouissent dans la légende…</p>
<p style="text-align: right;">
<p style="text-align: right;">Stéphane Esserbé<strong><br />
</strong></p>
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		<title>JEAN-CLAUDE LALUMIERE</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Oct 2011 20:59:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphane</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Claude Lalumière]]></category>

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		<description><![CDATA[LE FRONT RUSSE &#8211; Le dilettante &#8211; 253 pages &#8211; 17 euros Vous avez envie de voyager ? Vous êtes jeune, et ne voulez pas vous retrouver dans un bureau…  Vous êtes intelligent et avez les moyens de votre intelligence, &#8230; <a href="http://www.lenonsens.com/jean-claude-lalumiere/">Continuer à lire <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>LE FRONT RUSSE &#8211; Le dilettante &#8211; 253 pages &#8211; 17 euros</h3>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-367" title="jean-claude-lalumiere" src="http://www.lenonsens.com/wp-content/uploads/2011/10/jean-claude-lalumiere.jpg" alt="jean-claude-lalumiere" width="100" height="127" /><strong>Vous avez envie de voyager ? Vous êtes jeune, et ne voulez pas vous retrouver dans un bureau…  Vous êtes intelligent et avez les moyens de votre intelligence, passez donc un concours pour pouvoir faire carrière dans la diplomatie… Le quai d’Orsay vous tend les bras. Vous pourrez ainsi quitter vos parents et votre province, découvrir d’autres horizons…</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">C’est ce qu’a fait le héros de ce livre, jeune homme désœuvré et se mourant dans le quotidien de ses parents et de sa province. Il passe, un jour, le concours pour rentrer au quai d’Orsay et a l’agréable surprise d’être reçu. Il monte donc à Paris, laisse ses parents et se prépare à voyager. Las, c’était sans compter le lourd héritage maternel. Un attaché case, un cadeau, qui, bien encombrant, le jour de son affectation, vaudra à la personne validant ces affectations une chute mémorable ne méritant rien d’autre qu’un appel à la vengeance. Notre héros se retrouve donc muté au « bureau des pays en voie de création/section Europe de l’Est et Sibérie. » Le Front russe. Les bureaux, ce sont les seuls dans ce cas, sont délocalisés et ne se trouvent pas au quai d’Orsay mais dans le 13ème arrondissement de Paris. Le chef en est un personnage un peu excentrique et surtout anachronique. Et les personnes qui y travaillent des gens qui se tiennent soigneusement loin de toute réalité. Pas de voyages à l’horizon bien sûr. Juste quelques réceptions et des dossiers à classer.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré un sort qui semble vouloir s’améliorer à force d’initiatives (notre héros un temps pourra intégrer un département plus illustre du ministère et aura même une histoire d’amour), ce qui suit n’est rien d’autre que l’humoristique chronique d’une désillusion. Pétris d’un humour ravageur qui doit beaucoup à l’autodérision, c’est en effet un voyage au pays de l’absurde où malchance et non-sens constituent une redoutable machine à briser les ambitions. Notre héros, de mésaventures en déconvenues toutes plus hilarantes les unes que les autres, va se heurter aux murs sourds et aveugles de l’administration, pour finalement renoncer à tout projet.</p>
<p style="text-align: justify;">« Le front russe » est donc un livre, qui, en plus d’être bien écrit, doit absolument être lu. Aventure grotesque d’un jeune homme ayant réussi à mobiliser le peu d’ambition qu’il se sent pour tenter de faire carrière,  c’est aussi le récit d’un homme qui prend définitivement conscience de la vanité de sa condition. « L’histoire d’une vie, c’est toujours l’histoire d’un échec » nous livre-t-il ainsi en ultime conclusion de son aventure. Mais l’on sent bien que cet échec l’a mené à autre chose. A ne plus considérer que par exemple la réussite doit être mesurée à l’aune de celle que l’on peut rencontrer sur le plan social. Passées les déceptions en effet, qu’elles soient amoureuses ou professionnelles, il doit forcément y avoir dans l’existence des nourritures plus substantielles que celles procurées par une assise sociale conséquente. Avoir conscience du dérisoire de son existence aide en cela à prendre de la hauteur, et à rire volontiers de soi-même. Ce que l’on ne manque pas de faire à de nombreuses reprises dans ce livre à la fois drôle et grave, et qui en tout cas révèle un réel talent.</p>
<p style="text-align: right;">Stéphane Esserbé</p>
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		<title>PAUL ANDRADE</title>
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		<pubDate>Sun, 09 Oct 2011 20:43:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphane</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critique]]></category>

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		<description><![CDATA[NOIRS DESTINS &#8211; Les joueurs D&#8217;astres  &#8211; 37 pages &#8211; 9 euros Dans ce cours recueil, un véritable auteur de nouvelles se révèle. Si certains des textes présentés sont de facture classique et se laissent facilement deviner (le dernier), c’est &#8230; <a href="http://www.lenonsens.com/paul-andrade/">Continuer à lire <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>NOIRS DESTINS &#8211; Les joueurs D&#8217;astres  &#8211; 37 pages &#8211; 9 euros</h3>
<p><img class="size-full wp-image-348" title="noir-destin" src="http://www.lenonsens.com/wp-content/uploads/2011/10/noir-destin.jpg" alt="Noirs destins" width="100" height="127" /></p>
<p align="justify"><strong>Dans ce cours recueil, un véritable auteur de nouvelles se révèle.</strong></p>
<p align="justify">Si certains des textes présentés sont de facture classique et se laissent facilement deviner (le dernier), c’est en général avec brio qu’ils sont écrits.<br />
Le premier texte, «  La corde », entretient  le suspense jusqu’à son terme et nous renvoie à une époque et des événements (L’occupation) très souvent évoqués sans pour autant qu’on le voit arriver. Vengeur et cynique, il surprend par sa chute.<br />
Les autres, plus classiques, plus courts aussi, dressent le portrait de créatures aux prises avec une destinée qui les dépasse et finit toujours par les punir. Sans être tout à fait originaux, leur lecture sans surprise est agréable et donne envie de découvrir le travail de l’auteur plus en détail.<br />
Dans une édition propre et soignée, ce petit recueil est tout à fait digne de ceux produits par les grandes maisons d’édition et n’a rien à envier à la production de ces dernières.<br />
Sombres, ces textes sont également pleins d’humour, s’apparentant à la grande tradition du texte noir. Pas effrayant pour autant, ils laissent au lecteur un avant-goût de ce qu’un auteur en devenir semble être capable de faire.</p>
<p align="right">Stéphane Esserbé</p>
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		<title>ROBERT ALEXIS</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Feb 2011 21:35:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphane</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Robert Alexis]]></category>

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		<description><![CDATA[NORA &#8211; JOSE CORTI 285 pages &#8211; 17 euros Aux limites de ce qui semble pouvoir s’écrire aujourd’hui sans prendre le risque de voir se déclencher une polémique, voici six textes pas tout à fait érotiques, qui, superbement écrits, ne laissent &#8230; <a href="http://www.lenonsens.com/robert-alexis/">Continuer à lire <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>NORA &#8211; JOSE CORTI 285 pages &#8211; 17 euros</h3>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-15" title="robert-alexis" src="http://www.lenonsens.com/wp-content/uploads/2010/05/robert-alexis.jpg" alt="robert-alexis" width="100" height="127" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Aux limites de ce qui semble pouvoir s’écrire aujourd’hui sans prendre le risque de voir se déclencher une polémique, voici six textes pas tout à fait érotiques, qui, superbement écrits, ne laissent pas indifférents.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nora en effet, recueil de nouvelles chacune séparées des autres par un entracte dans lesquels l’auteur et une mystérieuse femme échangent des propos sur les récits livrés, est un voyage aux limites de ce que la sexualité peut évoquer. Bravant les interdits, révélant parfois les êtres, elle s’exprime ici souvent comme l’explosion de pulsions trop longtemps contenues.  Entre une femme qui jusqu’à la mort de sa mère était très effacée et qui d’un seul coup se révèle exhibitionniste et va jusqu’à se prostituer,  une autre qui accepte qu’on l’avilisse et l’asservisse jusqu’à la gaver afin de la manger, c’est tout à un monde d’excès qui ne connaissent pas de limites que la porte semble ouverte. Les volontés sont affirmées. La bienséance n’existe plus. La force de ce livre est là, qui, érotique sans l’être tout à fait, c&#8217;est-à-dire sans se plier aux lois du genre, va également à l’encontre du conformisme actuel.</p>
<p style="text-align: justify;">Ecrite d’une plume exceptionnelle de délicatesse et de finesse, les expériences vécues par les protagonistes sont autant de voyages intérieurs qui mènent des créatures souvent insatisfaites aux confins de contrées inconnues. Seuls leurs désirs sont leur moteur, et ce qu’elles vivent n’en est que plus grisant. Qu’importe l’issue de leur rêve (elle est souvent terrible), pourvu que ceux-ci soient exhaussés. On prend plaisir à lire ce livre dont on goûte l’audace à chaque instant. Un vrai livre, enfin, qui ne se soucie pas plus de la mode que du bien pensant.</p>
<p style="text-align: right;">Stéphane Esserbé</p>
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