N° 86 du 06/09/09

AUX LECTEURS


HUMEUR

La chronique d'Hector Plasma

Nos lecteurs le savent bien, au nonsens, nous n’aimons pas les journalistes, du moins ceux dont on parle et qui se répandent abondamment dans nos plus éminentes publications.

 

Critique de livres : Aux lecteurs Ceux-ci en effet se jetant dès que possible sur le moindre faits divers afin d’en exploiter le potentiel commercial. Lorsqu’il s’agit d’histoire aussi ils font état de leur faculté de nuisance. Le mensonge est leur femme, et l’erreur leur maîtresse. Nous l’avons de nombreuses fois affirmé sur ce site, sans, jusqu’à présent, en avoir directement fait les frais. Ce n’est désormais plus le cas, puisque l’un des plus grands de ces journaux nous a récemment donné la preuve matérielle de ce que nous avancions. Une affaire devenue célèbre en effet cet été, au sujet d’une jeune femme incarcérée à l’étranger, nous touchant directement. Nous savions, nous au non sens, tout de cette affaire avant même qu’elle ne sorte dans la presse. Nous en connaissons tous les acteurs ainsi que leurs histoires. Contrairement à certains journaux hebdomadaires. Et nous pouvons dire, de façon tout à fait formelle, que ces journaux non seulement mentent, mais prennent aussi le risque d’exposer l’existence de personne déjà fragilisée par cette même existence. Nos ne citerons pas de noms mais nous tenions à le dire : ces journaux ne sont que des torchons qui ne prennent pas la peine de vérifier les prétendues informations qu’ils publient. Pas comme nous.

 

 

 


LIVRES

Ali Reza Sadry Alaï
SILENCE... LES ETOILES DORMENT - L'INFINI - 303 pages - 20 €

 

Une histoire d’amour est-elle toujours tragique ? La question, en littérature, n’est pas nouvelle mais c’est pourtant bien celle-ci que semble s’être posée Ali Reza Sadry Alaï en rédigeant ce livre dont la trame, calquée sur le modèle des tragédies grecques, se noue dans une atmosphère étrange…

 

Critique de livres : Silence... les étoiles dorment

En Iran, au début de la révolution islamique, loin de l’agitation des villes, deux jeunes gens se rencontrent. Deux jeunes gens que tout oppose. Mais que très vite tout va rapprocher. Proches de la mer, loin de la ville, souffrant chacun à leur manière de traumatismes affectifs vécus dans leur enfance, ils vont trouver dans l’amour la force de regarder vers l’avenir. Mais le destin les rattrape. L’histoire, la grande, et celle de leurs familles, au fil d’un scénario bien construit, viennent en effet se mêler afin de rendre leur amour aussi fort qu’impossible. Ce livre, le quatrième d’Ali-Reza Sadry Alaï, vibre ainsi d’une tonalité singulière. Baignant dans une atmosphère tout à fait particulière et palpable dès les premières pages, oscillant sans cesse entre le lyrique et le tragique tout en évitant le ridicule, il surprend par la singulière présence de ses personnages. Shirine et Cyrus en effet, se vouant l’un à l’autre tout en restant vertueux, savent leur amour impossible mais essaient malgré tout de le vivre. L’impossible, c’est peut-être le thème principal de ce livre. Puisque le destin de chacun des personnages est marqué de son saut. Chacun d’entre eux souffrant d’un deuil, passé ou récent, l’empêchant de vivre pleinement. Ce livre est un huis-clos aussi. Où les dialogues très riches abondent. Il dépayse, et entraîne le lecteur dans un voyage où seule la force incontrôlable des sentiments de personnages passionnés insuffle le mouvement de l’action. Celle-ci est d’ailleurs simple. Mais la tension y est sans cesse palpable et tient en haleine tout au long du récit. Une nouvelle réussite pour l’auteur qui a su utiliser à merveille les ressorts d’une tragédie dans une histoire qui une fois de plus évoque le destin d’un pays (l’Iran) au travers de personnages tiraillés entre deux civilisations. La lecture de ce livre étonne, malgré de nombreuses coquilles et une édition moins soignée que celles des précédents. Ali Reza Sadry Alaï y montre que sa palette stylistique s’élargit, et que de toute façon sa manière de construire et écrire ses histoires est toujours efficace, quelque soit le registre dans lequel il se place.


Stéphane Esserbé

 

 


PROSE

REALITE

PAR JEAN-RENE GODULE


Critique de livres : RéalitéJe suis entré dans la réalité. J’ai mis un pied dans le grand monde. Je peux le voir. Suis-je toujours moi ? C’est étrange. Quelque chose a bougé. J’ai réduit la distance. Les images sont moins floues. Et les visages plus nets. Les mots plus simples. J’ai hésité. J’ai mille fois réfléchi. En regardant autour de moi… J’ai vu le temps. Je ne m’étais pas trompé. J’avais tellement d’espoir. Les jours ont pu se révéler. Ils m’ont saisi.

 




CITATIONS

La citation de la semaine

"Ce que j'attends d'une ville se résume à cela : la foule et les milliers de possibilités d'un lieu cosmopolite dont je n'explorerai sans doute aucune..."

 

Catherine Cusset - Journal d'un cycle

 

 




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