LE VRAI CRIME DE L'IRAN

La chronique d'Hector Plasma
Jusqu’ici, ça n’était pas très grave. On en parlait régulièrement dans les journaux comme une menace. Mais cependant on s’habituait. L’Iran, ce pays diabolique, nanti d’un nouveau président élu aussi mystérieusement que de façon inattendue, affirmait, au nez et à la barbe des gendarmes du monde qu’il s’employait à mettre en place un programme nucléaire civile...
Provocant,
profitant des erreurs américaines dans un pays voisin aujourd’hui tristement connu, un homme malingre lançait
des phrases indignes. On s’indignait. On menaçait. Pourtant piégé on
donnait des délais. De temps en temps l’Iran tendait la main, un peu
après la retirait. Et le jeu continuait. Depuis quelques jours, tout
cela a changé. L’Iran, en la personne de son président, Monsieur Mahmoud
Ahmadinejad, vient de commettre en effet le plus grand des crimes.
Non pas celui d’avoir organisé une conférence négationniste sur ces
terres, car ce crime-là est si énorme qu’il en est ridicule. Mais celui
d’avoir transgressé un tabou. Monsieur Ahmadinejad en effet, s’immisçant
dans un débat jusqu’ici purement occidental, a osé. Il a une nouvelle
fois posé, à sa manière, c'est-à-dire en élevant toujours ses propos
au paroxysme de la provocation, une question révélatrice de bien des
maux qui empoisonnent les sociétés occidentales. Cette question est : a-t-on le droit aujourd’hui d’évoquer les crimes perpétrés pendant
la Seconde Guerre Mondiale par les Nazis autrement qu’avec l’assentiment
morale des instances se revendiquant garante de la mémoire des victimes
juives de ces mêmes crimes ? Cela mérite réflexion.
Chacun sait aujourd’hui que dans le plupart des pays occidentaux le climat
intracommunautaire n’est plus ce qu’il a été. Le 11 septembre 2001 une nouvelle
ère de l’histoire du monde s’ouvrait et une nouvelle terreur naissait. Celle-ci
était double. D’un côté il fallait réprouver un crime d’un type nouveau, et
de l’autre proscrire tout ce qui semblait à même d’expliquer ce crime. Il fallait
aussi choisir son camp. Les relations internationales en furent changées. Il
ne fut plus possible dès lors d’évoquer certains pans de l’histoire comme on
pouvait les évoquer auparavant. Il fallait en effet diaboliser un ennemi terrifiant
et d’un type nouveau. Il fallait fustiger tout ce qui pouvait l’être chez ce
nouvel ennemi. On ne pouvait plus tolérer la remise en cause de la politique
extérieure des Etats-Unis et d’Israël.
En occident, et en France tout particulièrement, il est donc aujourd’hui devenu
difficile d’évoquer l’extermination des juifs durant la Seconde Guerre Mondiale
sans déchaîner les passions. Le dialogue intracommunautaire est devenu presque
impossible. Il faut des raisons à chacun d’en vouloir aux autres. Ainsi, alors
qu’ils n’en ont pas été les seules victimes, les crimes Nazis n’appartiennent
qu’aux juifs qui, tandis qu’Israël est sous la menace constante du terrorisme,
n’acceptent plus qu’on ne soit pas d’accord avec la politique extérieure actuelle
de l’état Hébreux. De même, la
colonisation et ses conséquences sont brandies de manière à culpabiliser des pays comme la France par d’autres pays comme l’Algérie.
Et tout semble pouvoir à chaque instant aller de mal en pis. Les propos de
Monsieur Ahmadinejad, tout odieux et infamants soient-il, ont le mérite de
poser le débat sans le voir provoqué chez nous par un antépénultième scandale.
Nous serions fort intelligents de ne pas renchérir dans l’instant, de ne pas
répondre à ces provocations sans garder notre sang froid, de laisser pour le
moment l’Iran (qui jusqu’à présent n’a commis d’autres crimes que de fournir
argent et armes à des organisations terroristes, ce qui somme toute est très
courant) tranquille, en en mot pour une fois de réfléchir...
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Houchang Golchiri
CHRONIQUE DE LA VICTOIRE DES MAGES - L'inventaire - 75 pages -
9 €
« La joie de l’homme, voulue par Dieu, est à l’origine de la culture Iranienne », nous dit le traducteur de ce beau texte en page 70...
Puis, à la même page : « C’est en signe
de son humanité créée que l’homme, au contraire de la bête, boit le
vin. » C’est à l’aune de ces deux phrases qu’il faut lire « Chronique
de la victoire des mages. » En effet, si le récit ramène de manière
violente aux premiers temps de la révolution iranienne, plongeant ou
replongeant le lecteur dans une période historique troublée qui a marqué
en Iran toute une génération et une culture plusieurs fois millénaire,
il célèbre aussi avec force la joie de vivre et l’identité de tout
un peuple.
Histoire du tavernier Barât, personnage haut en couleur, qui prend part à sa
manière à la chute du régime du Shah, ce court récit, remarquablement traduit
par Christophe Balaÿ, nous montre un homme désireux d’en finir avec un régime,
mais qui verra le suivant s’instaurer sous de mauvais augures.
Barât en effet aide un groupe de révolutionnaires à déboulonner l’imposante
statue du Shah. Tel un héros, il fait montre d’un courage physique que tous
admirent, et son fait d’armes symbolise à lui seul la chute de la royauté.
Pourtant, Barât a une taverne dans laquelle il sert du vin et où il accueille
tous ceux qui y entrent en les abreuvant de sa joie de vivre. Le nouveau régime
interdit la vente et la consommation de vin. Barât, qui ferme sa taverne, n’a
plus goût à la vie. Ses amis, les mêmes qu’il avait aidés à déboulonner la
statue du Shah, le suspectent d’avoir gardé des bouteilles, et Barât, qui n’a
pu se résoudre à se débarrasser de ses trésors, est confondu et fouetté, son
vin confisqué.
Récit simple et à la fois
cruel, « Chronique de la victoire des mages » est un texte qui touche
à l’essentiel de l’identité iranienne. On y voit, à l’image d’un peuple
en quête de sa place dans le concert des peuples et des cultures mais
qui souhaite conserver ses racines et ses mythes, le parcours d’un
homme qui, en peu de temps, passe du statut de héros à celui de martyr.
On y aborde les figures ancestrales et fondatrices de la culture iranienne.
Les vers de Hafez, grand poète iranien, cités en fin de récit : « La bête qui
ne boit pas de vin, jamais ne sera homme, viennent rappeler au lecteur
que l’Iran a un passé, et aussi un avenir. Le combat de Barât, mené dans l’esprit
même de la poésie d’Hafez ; « Sois libre et généreux ! Ce n’est pas difficile
», évoque celui du peuple iranien tout entier. Barât puise sa force
dans le divin nectar. Et c’est ce même nectar que ses anciens amis viennent
rechercher en s’enivrant après qu’ait été découverte la cache où la police
l’avait enfoui.
Ce livre, s’il est court (73 pages), comme tout grand texte bref, est d’une
thématique riche et prend au fil des pages valeur de référence. Augmenté d’une
brillante préface du traducteur, il est un condensé de l’histoire de la révolution
iranienne. Evoquant ce qui est au cœur même de l’âme et de la culture d’un
pays qui donna au monde et à l’histoire la civilisation Perse, il dresse le
portrait d’un peuple dont le combat n’est autre que celui d’assurer la pérennité
de son identité.
Stéphane Esserbé
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LE PENIS par
Jo Dupont*
Afin de mieux comprendre le pénis, posons
nous la question : qu’est ce qu’un homme ?
Un mammifère, oui, mais certains diront que traiter l’homme de mammifère, c’est
le réduire à un vulgaire animal… Qu’est ce qui différencie par conséquent l’homme
de l’animal ? Dieu ! L’homme a pris conscience de son existence, oui mais est-ce
Dieu qui a créé l’homme à son image ou l’inverse ? En l’état actuel de nos connaissances,
comme il est impossible de répondre à cette question, revenons en à nos moutons,
à savoir le pénis, et pour mieux comprendre la sexualité des mâles humains, observons
la sexualité de certains mammifères… La société des éléphants est matriarcale.
Si vous croyez en la réincarnation, mieux vaut vous réincarner dans une femelle
que dans un mâle. En effet, une fois sa maturité sexuelle atteinte les mâles
sont exclus du troupeau par les femelles… Tous les deux trois ans, les femelles
éprouvent le besoin de se reproduire, ainsi, elles émettent des infras sons pouvant
porter à des kilomètres à la ronde, afin d’attirer l’oreille du mâle… Car les
mâles éléphants sont
solitaires et dominés par les femelles ! Il existe toutefois des morfalous qui
veulent tremper leur biscuit sans y avoir été convié auparavant. Ils se font
bien entendu systématiquement rejetés par les femelles. Une fois, un mâle, ne
pouvant copuler avec une femelle consentante, a essayé de sodomiser un rhinocéros
qui buvait paisiblement non loin de là, le dit rhinocéros servant de chèvre au
mâle éléphant, mais comme le rhinocéros n’a rien d’une chèvre, l’éléphant s’est
fait copieusement jeter ! Ces observations correspondant à la réalité, la zoophilie
n’est donc pas le monopole des humains…
En
matière de séduction, il existe un mammifère pour le moins surprenant
: le nasique… Ce singe possède une particularité : tout comme nous,
il a un nez, et plus son nez est gros, plus il attire les femelles,
et plus il fait l’amour bien évidemment. Les mâles dominants chez
les nasiques sont par conséquent ceux qui ont le plus gros nez, pas
le plus gros pénis… Cet outil de séduction ne servant qu’à la séduction,
est plus handicapant qu’autre chose, dans la mesure où les nasiques
ont de sérieux problème ORL, au point de mettre leur propre espèce
en danger... Oui, mais pourquoi les femelles sont-elles uniquement
attirées par les mâles possédant un gros nez, hypothéquant la pérennité
de l’espèce ? Impossible de répondre à cette question en forme de
non sens total, même si c’est plus une affaire de coquetterie que
de gêne. A ce propos, est-ce pour la
même raison que les femelles humaines sont plus attirées par les
grands bruns avec une grosse
bagnole que par les petits blonds avec un gros sexe ? Toujours est-il
que chez les nasiques, la mode, c’est celle du gros tarin, pas du
petit…
* JO DUPONT publie ici son premier texte dans nos colonnes. C'est un texte plein de non sens. Nous lui souhaitons la bienvenue. JO DUPONT est romancier et journaliste. Il a entre autre collaboré à l'IDIOT INTERNATIONAL (NDLR).
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La citation de la semaine
"Moi par exemple je ne pense pas sans écrire, je veux dire qu'écrire est ma méthode
de pensée. Le reste du temps, n'écrivant pas, je n'ai qu'un reflet
de pensée, une sorte de grimace de moi-même, comme un souvenir de
ce que c'est."
Louis Aragon - Le con d'Irène
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